Petit tour de mot de passe-passe
Article publié dans le journal AGEFI (www.agefi.lu) - Mensuel de février 2013
"On ne prend plaisir à posséder un bien que si on le partage" - Sénèque le philosophe
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Pierre Van Wambeke
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La quête de sécurité est intemporelle. L’Homme s’est toujours mis en recherche de rassurantes certitudes qui contrastent avec le mystère de la vie. En assurant sa sécurité l’individu cherche la situation présentant le minimum de risques ou de dangers pour y trouver la quiétude et l’état de confiance.Ce sentiment n’est pas toujours bien fondé, car chacun véhicule avec soi ses angoisses les plus profondes, ses mauvaises habitudes et tout un vécu qui relativise la notion de sécurité.
A la recherche de la sécurité ultime dans tous les domaines, nous tentons de protéger nos avoirs derrière des forteresses. Ces dernières étaient de pierre il y a encore quelques centaines d’années, elles sont devenues métalliques à l’ère industrielle et sont aujourd’hui numériques à l’heure du tout internet. Le rempart s’est donc sophistiqué, est devenu de plus en plus complexe. Mais nos secrets sont-ils pour autant plus en sécurité ?
Cette question est d’autant plus pertinente que naissent vite des syllogismes du type :
Plus il y a de sécurité, plus il y a de failles.
Or plus il y a de failles, moins il y a de sécurité.
Donc plus il y a de sécurité, moins il y a de sécurité !
Ce raisonnement simpliste met en lumière un paradoxe de l’évolution : les données à caractère personnel d’une personne physique ou morale n’ont jamais été aussi vulnérables. Et si certains ont décidé de répandre leur vie sur Facebook, d’autres souhaitent maîtriser leur image et leurs informations personnelles, protéger les renseignements qui ne regardent pas tout le monde. Ce n’est pas tant l’évolution de la nature des informations que la capacité de la rechercher (et de la trouver indûment) qui pose le problème du Big Brother. Et cela prend encore une autre dimension dans un régime de type totalitaire, là où la liberté d'expression en tant que telle n’existe plus.
Alors…risquons-nous l’apocalypse de tous nos secrets? Car faut-il le rappeler apocalypse vient étymologiquement du verbe grec καλύπτω, kalúptô (« cacher »), précédé de la négation ἀπό ápó. Littéralement donc l’apocalypse c’est « dé-cacher », et donc par extrapolation, « dévoiler au yeux ».
Le passé nous a démontré qu’il n’y a pas de construction humaine qui reste impénétrable à l’intrusion d’autres hommes. Il « suffit » de laisser faire le temps !
Comme en convient Laurent Joffrin (Libération), dans son ouvrage sur la grande histoire des codes secrets, « la vérité n’est pas hors d’atteinte et une patiente réflexion y conduira ». La quête de la sécurité de l’information est donc une quête de longueur d’avance par rapport aux autres, induisant la notion temporelle mais aussi la notion de technique et de bonnes pratiques. C’est un service que proposent les coffres-forts virtuels dignes de ce nom, ceux qui garantissent l’inviolabilité du contenu et non un vague concept d’opacité.
Votre forteresse digitale est réputée inviolable, parfait ! Mais comme me le rappelait un auditeur en sécurité qui avait tout compris: le risque est l’exploitation d’une vulnérabilité par une menace.
Concluons donc qu’il est certes bon de renforcer les maillons de votre chaîne de confiance numérique mais il est essentiel de penser aux menaces. Car vos bastions numériques modernes n’éprouveront le temps que si les niveaux de discrétion qu’ils peuvent vous offrir sont forts !
Texte publié dans le journal AGEFI Janvier 2011
Publié par
Pierre Van Wambeke
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17:42
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Lors d'un échange sur le net, quoi de plus prudent que de s'assurer de l'identité de l’interlocuteur avec qui on communique !? Comment être sûr que le serveur auquel vous parlez est bien celui qu'il prétend être ? Comment être certain que l’information transmise ne sera pas exploitée à votre insu en chemin, entre votre poste et le serveur ?
A cet effet, bon nombre des internautes ont pris le bon réflexe de vérifier que le petit cadenas apparaît dans un coin du browser. Mais à quoi cela correspond réellement ce petit symbole non équivoque quand à la mise en place d’une sécurité supplémentaire ?
Ce cadenas indique qu’une communication utilisant le protocole[1] SSL (Secure Socket Layer) est en cours. SSL est la solution technique qui répond à la problématique évoquée et nous permet d'échanger des informations de façon sûre et ce sur 3 dimensions:
Derrière ce cadenas se cache un certificat qui est un gage de qualité et de confiance pour les consommateurs. Le choix de l’organisme de certification et la qualité des services associés est également un critère sur lequel nous avons dû nous pencher. Différentes recherches et analyses de l’offre nous ont poussés à choisir Digicert pour générer nos certificats. De simples outils permettent d’obtenir quelques garanties à savoir :
[1] ensemble de contraintes permettant d'établir une communication
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Pierre Van Wambeke
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20:05
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