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vendredi 8 juillet 2011

Paresseux, tous à vos claviers !

Publication PaperJam édition juillet aout 2011

Diane Baertz-Kauffmann, VP Human Resources, pose la question suivante «Comment inciter les collaborateurs/trices à s’approprier les solutions et logiciels RH mis à leur disposition (self-service, intranet,…) plutôt que de continuer à solliciter les responsables des ressources humaines en face-à-face ? Comment réussir au mieux cette phase de transition sans perdre les échanges directs avec les collaborateurs/trices ? »

La paresse est souvent un réel moteur du labeur, la source de beaucoup de motivations. Comme disait Rousseau, « c'est pour parvenir au repos que chacun travaille ». Et si l’on parle de motivation avec un scientifique, après la satisfaction de besoins biologiques, les premiers plaisirs trouveraient leur source dans des conduites par lesquelles un individu gagne de l’autonomie.

Alors, comment limiter les petites promenades touristiques au RH ? Car le face à face est un luxe, vous souhaitez que l’on se plie aux SUPER outils à disposition. Ce n’est pas faute de rappeler le précepte Darwiniste: ceux qui survivent (à la crise) ne sont pas les plus forts, ni les plus intelligents, mais ceux qui s'adaptent le mieux aux changements.

Observons les ados. Qu’est-ce qui les motive à user et abuser des outils modernes dont la vertu se trouve dans l'amélioration de la diffusion de l'information ? Car ils jonglent avec et participent à la mise en place de nouveaux mécanismes de circulation de l'info, naturellement, sans notion d’effort et en prenant plaisir. Réussir à reproduire cela au sein de l'entreprise, en ciblant le travail, avec un cadre formel et sécuritaire, c’est bingo !

Loin de s'effacer, les RH doivent accompagner et faciliter cette nouvelle donne. Cette transition est non seulement nécessaire mais elle constitue une nouvelle source de légitimité. Votre collaborateur doit percevoir l’enjeu, découvrir la valeur ajoutée, l’efficacité qu’il atteint, les avantages personnels, bref il sera convaincu d’être gagnant. Et il faudra suivre ce déploiement, lever les équivoques, dissiper des inquiétudes inhérentes à toute nouveauté. Viendra le plaisir, l'appropriation, l’autonomie tant attendue.

Et de donner le coup de grâce aux anciennes pratiques, les rendre complexes ou lourdes.

Ah, j’oubliais de préciser : votre SUPER outil doit avoir de réels SUPER atouts, les collaborateurs ne s’y trompent pas !

jeudi 12 novembre 2009

Pre-registration!


Je peux maintenant lever le voile sur les premiers pas de www.SeeZam.com, site innovant dont le récent bouche à oreille alimente principalement une fréquentation déjà prometteuse.

Le concept de SeeZam s'est bâti en partant du postula que chacun est concerné par ses secrets de vie, son décès, ce qu'il adviendra de son corps, de ses biens, mais aussi malheureusement par le décès éventuel de ses proches.
Qu'on le veuille ou non, nous y serons tous confrontés à un moment ou l'autre de notre existence. Il y a aussi des aspects plus matériels : que vais-je léguer à mes enfants ? Que va devenir mon chien ou mon chat ? Est-ce que les bonnes personnes seront informées sur mes multiples comptes en banques (hors de mes frontières) et autres épargnes pension ? Comment être certain que les personnes qui me sont chères trouveront toutes les informations qui leur permettront de bénéficier de ces acquis ? Comment transmettre mes dernières volontés ?
Et puis il y a les aspects pratiques du quotidien comme la conservation d'une copie en lieu sûr (et toujours accessible même de l'étranger) de son passeport, permis de conduire, extrait d'acte de naissance, de mariage, certificat de vaccination, ordonnances médicales pour maladies chroniques ou bien des photos/factures que l'assureur demandera en cas d'incendie de votre domicile,...
Se poseront un jour peut-être également des questions fondamentales à propos du don d'organes ou de l'euthanasie ?
Ce ne sont là que quelques exemples. Et je vous laisse imaginer beaucoup d'autres utilisations de ce produit qui se veut novateur.

Le lancement officiel est prévu en janvier prochain. Toutefois, après avoir été révélé lauréat du concours 1,2,3,GO récompensant les meilleurs plans d'affaires de la Grande Région (SarLorLux), PaperJam a agréablement laissé transpirer des premières informations à notre propos. Je saisis l'opportunité de vous présenter une première version dédiée principalement à la préinscription. En ligne depuis le 1er novembre, le pré-projet du site web www.SeeZam.com est consultable en trois langues : français, allemand et anglais. Tout en sachant que le premier niveau est gratuit, vous pouvez donc sauter le pas...cela amène de l'eau au moulin et donne encore plus de crédibilité à la démarche.

Enfin, nous avons souhaité lancer une offre spéciale qui permettra à certains d'entres vous d'être tirés au sort et de bénéficier d'un abonnement SeeZam pour un an, avec le plus haut niveau de sécurité et de stockage. Des gagnants seront tirés au sort chaque semaine...

jeudi 14 août 2008

Mode Protection

Après le choc, la convalescence.
Jour après jour, je me soigne. Si je compte sur la médecine pour soigner mon corps, je n’ai pas attendu longtemps pour m’astreindre à une hygiène intellectuelle, presque quotidienne. Ce remède personnel vise à soulager et à prévenir toute baisse de moral. Il est de composition simple : recherches, lectures, écritures, réflexions, échanges avec des amis et des personnes de confiance.
Si le corps reprend des forces, il conserve une empreinte indélébile visible sur une simple radiographie. L’esprit est également marqué même si ce n’est pas visible par un simple regard. Ce n’est pas une cicatrice ni une ligne de fracture. Ce ne sera pas un point synonyme de faiblesse locale. J’en ai voulu autrement. L’épreuve n’est pas, et ne sera pas, intellectuellement douloureuse grâce à ce traitement psychique que je me suis prescrit. Ce sera de l’expérience gagnée, une force.

Nicolas Machiavel (Florence, 1469- 1527) partait du principe qu’il faut exploiter la situation pour imposer des changements profonds, rapides et irréversibles à une société éprouvée par un désastre. Le théoricien italien de la guerre et de la politique considérait le choc comme le moment idéal pour échapper durablement à la tyrannie du statu quo.
Il suffirait d’une simple variation sur ce thème pour amorcer un grand changement dans ma vie. Mais il me paraît trop facile d’encourager le fatalisme et de justifier ainsi des mesures rigoureuses. Aucune métaphore liée à la maladie ne serait ici innocente car je ne suis pas malade mais sur un chemin du rétablissement. Diderot faisait d’ailleurs dire à Jacques (le Fataliste) : « faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu’on veut ni ce qu’on fait, et qu’on suit sa fantaisie qu’on appelle raison, ou sa raison qui n’est souvent qu’une fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal ». Mes lectures me montrent à quel point la notion de choc est contradictoire avec des notions intemporelles auxquelles je suis attaché.
Les principes qui me guident sont le perfectionnement personnel et une défense des valeurs éthiques auxquelles je crois. Ce perfectionnement passe par des phases de méditation, dans le silence.



Inspirations de « bonnes » lectures :
  • The Shock Doctrine – Naomi Klein – Actes Sud
  • Jacques le fataliste et son maître – D. Diderot – Folio Classique
  • Vendredi ou les limbes du Pacifique - M. Tournier – Folio
  • Le Troisième Jumeau – Ken Follet – Poche
  • L'élu - Le fabuleux destin de George W. Bush, sa vie, son œuvre, ce qu'il laisse au monde… - Frédéric Lenoir et Alexis Chabert – Vent des savanes

dimanche 13 juillet 2008

Golden Parachute

Un parachute de secours vous laisse descendre à vitesse approximative de 5m/s. Cela peut paraître rapide, 5 mètres parcourus à la verticale en 1 seconde. Pourtant quand on relativise ce n’est que 18 km/h. Mais la perception d’un pilote de parapente/paramoteur est faussée puisqu’il est habitué à atterrir en planant (vitesse horizontale diminuant et vitesse verticale réduite au minimum, presque nulle).
Reprenons un peu de théorie : la vitesse V d’impact suite à une chute libre, pour un homme soumis à la pesanteur sans vitesse initiale, se calcule par la formule avec g l'accélération du champ de pesanteur terrestre (9,81 m.s-2) et z0 la hauteur du corps par rapport au sol.
Il faut ainsi sauter de un mètre trente de hauteur (sans vitesse initiale) pour toucher le sol avec une vitesse proche de 5 m/s (racine de 2 x 9.81 x 1.3). Pour celui qui s’avise de partir de cinq mètres (par ex : les para-commandos), la vitesse d’impact est proche de 10 m/s (racine de 2 x 9.81 x 5). Je vous le déconseille, même à la piscine (sans entraînement) !

Je partirai donc d’un constat simple : une chute de 50 mètres fait tout autant de dégâts qu'une de 2000 mètres. Et quand on y pense, tomber en vol est à la portée de tous. Mais comme disait le grand sage Confucius en son temps « notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. ». Il ne parlait certes pas d’un homme qui tel Icare se prend à ‘tomber du ciel’. Cependant, pour moi, cette citation prend un sens nouveau lorsque j’évoque (après coup) ma chute de 150 mètres !

Partant du principe simple qu’il vaut mieux être au sol et regretter de ne pas être en l’air que d’être en l’air et regretter de ne pas être au sol, je suis du genre prudent dans mon sport dit ‘à risques’. C’est dans ma nature et cela se reflète certainement dans ma vie professionnelle imprégnée de la culture BCP (Business Continuity Planning), comme un leitmotiv.

Et je me suis toujours dit que si je devais tomber en parapente ou en paramoteur, je préfèrerais tomber de très haut pour avoir le temps de réagir. Force est de constater que 150 mètres suffisent pour disposer d’un espace-temps qui permet la réaction. Encore faut-il exécuter les gestes qui sauvent.
Je n’ai pas été paralysé par la peur, trouvant dans l’action un antidote. La chute ne tue pas, c’est le contact avec le sol qui est douloureux ! La notion de temps est toute relative (comme déjà évoqué dans un post passé), cependant ce court moment vous révèle si vous êtes à même d’agir. Moralement et physiquement.

Alors que j’ai mené différentes réflexions sur le risque (lire le post de décembre dernier ‘No risk, no fun’), je mesure aujourd’hui à quel point quelques précautions élémentaires sauvent une vie. Je pèse mes mots.
Je sais pertinemment que la pratique d’un sport aérien va de pair avec des risques. Quels sont-ils ? Je les classe en 4 catégories.

Matériel défectueux
  • l’aile de parapente est vieille, mal entretenue (sans révision) ou a subi des chocs (fragilisation des suspentes, par exemple)

  • le moteur n’a pas été révisé

  • La visite pré-vol n’a pas été faite

Ce type de risque est réduit si le pilote observe et entretient son matériel selon les règles de l’art.

Mauvaises conditions climatiques
Rester humble face à la puissance des éléments naturels. La concertation avec les personnes qui connaissent le site et ses caractéristiques, l’observation des conditions climatiques, la connaissance de la météorologie et des prévisions locales…tous des éléments qui peuvent inciter le pilote à rester au sol aussi amer soit-il.
Ce type de risque est réduit si le pilote a retenu et compris la théorie météorologique couverte lors du brevet théorique en vue de l’obtention d’une licence.

Manque d’expérience ou de connaissance de règles
Comme dans tout domaine, l’expérience donne de l’assurance. « Voler dans les airs est comparable à une histoire d'amour - non pas du point de vue de l'attirance sexuelle, mais en tant qu'expérience qui enrichit la vie. »[1] . L’expérience se gagne, c’est le résultat du travail et de l’ancienneté. « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »[2]
Cette assurance ne doit cependant pas faire oublier les rudiments de la sécurité. A l’instar du code de la route, un ensemble de règles de priorités sont à respecter en l’air.
Ce type de risque est réduit si le pilote a obtenu son brevet pratique et jouit d’une expérience de terrain.

L’impondérable
Le risque est l’exploitation d’une vulnérabilité par une menace. L’homme n’est pas un oiseau, son périmètre de vie se trouve naturellement au sol. En l’air, il est très vulnérable. Il tombe ! Et avec un peu de hauteur ou de vitesse, « quand on tombe, on ne tombe jamais bien »[3] .
La menace est présente : un problème de santé, un mauvais geste, les autres pilotes, un oubli incompréhensible,…
Par définition, ce type de risque fait partie du sport et sera présent et constant dès que le pilote entreprend la préparation au vol jusqu’au rangement du matériel (en dehors, il n’est plus pilote !).

De mon point de vue, l’accident dont j’ai été victime (lire post Ver-tige) est à classer dans l’impondérable. Certainement animé de reflexes et d’un instinct de survie, j’ai cependant conjuré l’incident de vol grâce à un parachute et à diverses simulations répétées mentalement lors de séances de pliage.

En effet, je pense que la compréhension du mécanisme est indispensable. Le nombre fini d’étapes pour obtenir un résultat probant indépendant des données (l’algorithme en quelques sortes) va de pair avec l’accessoire de survie, en tout cas si l’on veut donner toutes les chances de réussite à ce moment critique.

Et puis parlons en quelques lignes de la gêne liée au poids, au volume, à l’esthétique, au prix, …etc…certains seront bien plus fort que moi pour trouver d’autres excuses et justifieront une liberté. Là je dis non ! Il n’en va pas que de sa sécurité personnelle, il en va également de celle des autres en cas d’accrochage en vol. J’en suis la preuve vivante.

Tout comme le gilet jaune de la sécurité routière devenu obligatoire un peu partout en Europe, c’est voyant, c’est moche, ça ne va avec rien mais ça peut sauver.
Le poids ? Généralement moins de 2,5 kg pour les modèles récents. L’encombrement devient de moins en moins un souci, les équipementiers ayant compris qu’un espace approprié devait être proposé. Le prix ? Je considère qu’il doit être inclus dans l’ensemble de l’achat. Vous viendrait-il à l’idée de demander le prix d’une voiture sans les ceintures de sécurité ? Pourtant, je me souviens qu’il y a trente cinq ans, mon grand-père a payé un supplément pour disposer de ceintures à l’arrière de sa nouvelle voiture. Quelle lucidité à une époque où chacun le voyait comme un équipement proche du superflu. Je me dois d’ajouter qu’il était assureur et respectueux de la sécurité qu’il offrait aux personnes qu’il conduisait.

Messieurs les pilotes d’ULM, je ne pars pas dans une croisade mais cherche ici à partager une expérience. Selon les renseignements que j’ai pu obtenir de la dernière biennale du paramoteur (http://www.mondial-paramoteur-2008.org/ ), moins de 10% des pilotes étaient équipés. Cela reflète-t-il l’ensemble des règles de sécurité que la discipline souhaite prôner ?
En m’exprimant ainsi sur le sujet, je risque de me retrouver tel un missionnaire rejeté à la mer par les calédoniens qu’il s’apprêtait à évangéliser. Pas de souci, je suis riche d’une expérience qu’ils n’ont pas.

En convalescence, je dois maintenant laisser mère Nature réparer mes 2 ‘légères’ fractures avec impaction du plateau vertébral supérieur L2 et L3. Je n’ai aucune lésion traumatique grave, une chance formidable. Repos, allongé la plupart du temps…patience, quelques semaines encore. Le moral est excellent, le physique reviendra.
Pour reprendre Sénèque, en guise de conclusion, « Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient. »

Chaque parachute ouvert à bon escient a plus de valeur qu’un Golden Parachute : cela sauve des vies ! En paramoteur, dans le cas d’une collision en vol, un parachute de secours est vital!




[1] Stephen Coonts Extrait de « The Cannibal Queen »
[2] Confucius
[3] Alexandre Dumas fils, Extrait de Le Demi-Monde

samedi 19 avril 2008

Audience captive


Prendre la parole en public n’est pas simple. Mais comment assurer la mise en valeur du message de fond que l’on souhaite communiquer ? Comment captiver l’audience ? Quel est le secret de ces personnes si charismatiques que chacun admire le temps d’un ‘one man show’ ?
Si l’on repense à une personne qui a marqué l’esprit lors d’une présentation exceptionnelle… immanquablement, on constate une prise d’espace extraordinaire. Cette prise d’espace s’articule sur trois dimensions cimentées par un étayage.


  • La dimension Vocale est essentielle. Une personne qui n’est pas entendue n’est pas écoutée. Les techniques de théâtre apprennent très tôt à prendre d’amples respirations, à travailler la cage thoracique et à diriger ses paroles vers le public. Le timbre quant à lui, véritable couleur du "son vocal", a une importance non négligeable. Je ne me souviens pas personnellement d’avoir apprécié une présentation faite par une personne enrouée, même accompagnée de slides[1] de très bonne qualité.

  • L’argumentaire est ce qui doit vous préoccuper le plus : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement [2]». J’aime à dire que si un message est ‘powerpoint deep’[3], il ne sera bon qu’à vendre du slideware[4]. Le présentateur est vite catalogué (quelques minutes) si son fil conducteur n’a pas rallié l’attention. Comme dans la vente, il faut veiller à couvrir les réponses aux objections, à tenir un discours irréfutable, à ne jamais reprendre des arguments ou des mots gênants. Les animations et les effets humoristiques sont à saupoudrer avec prudence et modération. Je conseillerais au débutant de préférer le marquage sur autre support (par exemple le flip-chart) qui a la faculté de s’incruster dans la mémoire des personnes attentives. Finalement, l’argumentaire nécessite une conclusion solide et mémorisable (succincte, compréhensible et sans nouveau développement).

  • La prise d’espace physique : que ce soir dans le regard, la gestuelle ou la respiration, la présence de l’orateur doit être incontestable. Elle nécessite parfois une préparation mentale. Sans verser dans une typologie abusive, il est parfois utile de s’imaginer boxeur face à son adversaire, le chevalier face au dragon. La peur des premières minutes passera mais il faut s’y préparer en travaillant son introduction. La prise d’espace adaptée (peut-on parler de normalité ?) l’emporte sur un comportement abusif (attention de ne pas regarder les gens de haut) ou, au contraire, rétracté (rien de pire que les mains dans les poches ou encore que des bras croisé).

Mais ces quelques ingrédients ne sont pas les conditions nécessaires et suffisantes pour disposer de la recette et du savoir faire. Il n’existe malheureusement (heureusement) pas un moule tout fait, prêt à dupliquer un modèle d’exception.
La présentation est un art tout en couleur. Et seuls le travail et l’expérience forgent l’artisan.
En parlant d’artisanat, il est bon de se rappeler que les anciens égyptiens écrivaient le mot « artisan » en hiéroglyphe : « celui qui fait vivre ».
Le ciment de cette vie n’est autre que la respiration. Car faire une présentation n’est pas une course et les silences ont parfois autant d’importance que les moments de parole !


[1] Diapositives
[2] Boileau
[3] Powerpoint deep = a la profondeur d’un powerpoint
[4] Par analogie au hardware ou au software ou même à Tupperware !

lundi 30 juillet 2007

Petit aparté sur le temps

Ces quinze derniers jours ont passé à une vitesse v-v'. Tout est relatif, bien sûr! Et pourtant l'approche plutôt interpelante présentée ci-dessous me ferait-elle regretter d'avoir voyagé lors de ces dernières vacances?




Et si le principe de l'Alpha et de l'Omega nous permettait d'anticiper les futurs incidents de projets!?

mercredi 11 juillet 2007

Chaque trace compte

Dans un post du mois de décembre dernier (Je blog donc je suis) je m’interrogeais sur la fréquentation de mon blog. Avec le recul, je peux maintenant analyser quelques chiffres, tirer quelques tendances et en sortir quelques réflexions.


Les premiers mois de publication, j’ai constaté une tendance moyenne d’une demi-douzaine de visites par jour. Les curieux des premiers jours venaient parce que les mots clefs de leurs recherches pointaient sur ce blog référencé. J’étais parti d’un a priori : si un blog n’est pas référencé, il n’est pas visité.
C’est vrai, mais il ne faut pas laisser le référencement uniquement au niveau des moteurs de recherche que sont Google et Yahoo. En effet, certains mots drainent des recherches surprenantes. Ainsi dans le post parlant des titres, je cite les hôtesses de caisse. Ces dames ne sont sans-doute pas très présentes sur le Net puisque ce seul mot a dévié plusieurs dizaines d’internautes sur mon blog. Plus fort encore, en parlant de la Théorie des Contraintes appliquée au secteur hospitalier j’ai utilisé l’acronyme TOC. Le nombre de recherches sur les TOCs et les hôpitaux qui soignent ces derniers a été impressionnant : malheureusement les ‘fureteurs’ se mettaient en recherche de centre de soins pour les Troubles Obsessionnels Compulsifs !
La deuxième étape a consisté à mesurer l’effet du postage de quelques messages dans des forums influents ou en laissant des traces très visibles de son passage (par exemple être connecté sur Myblog.com). L’effet est immédiat, il est possible de doper les visites. Rien de plus curieux qu’un bloggeur qui surveille les visites de son blog (je parle en connaissance de causes).
Dans un troisième temps, poursuivant une démarche qui se développe de plus en plus sur Internet, j’ai tenté de soigner mon image (une image) et de positiver ce que l’on peut appeler aujourd’hui une «personnalité numérique». Les sites de réseaux socioprofessionnels tels Linked-it ou Blue Chip Expert se sont d’ailleurs développés sur cet humus. J’ai pu entendre sur France-info que, selon le site 01.Net, 30% des recherches sur Google concerneraient des individus. J’ai moi-même personnellement pris l’habitude de « googler » les personnes que je vais rencontrer dans un contexte professionnel. Et les surprises sont parfois au rendez-vous…surtout avant certains entretiens d’embauche que j’ai pu mener !
Cette troisième étape n’a pas conduit, dans mon cas, à une augmentation de la fréquentation. On peut imaginer que cela a peut-être permis de maintenir une fréquentation relativement constante. Le seul effet directement visible a été celui de l’augmentation notable de la lecture de mon profil, le texte sur l’auteur.
Enfin, la dernière étape, est événementielle. Et c’est la cerise sur le gâteau en terme de fréquentation : l’annonce de mon changement d’emploi. Cumulant l’effet d’annonce et la notification à l’une ou l’autre source médiatique, les fréquentations sont montées à près de 250 certains jours…de la semaine. Les lecteurs de mon blog sont principalement intéressés dans un contexte professionnel…il est vrai que je ne parle pas ici de ma vie sentimentale ou du dernier couscous en famille.
En parlant à certains visiteurs identifiés, je me pose la question : ‘ les internautes qui ont visité le blog sont-ils conscients du traçage qui est fait (à leur insu) ?’
Pour lutter contre les outils statistiques que j’ai pu utiliser (en pur amateur), il est important de faire la part entre vie privée et vie professionnelle quitte à utiliser des pseudonymes. Si le contact est plus direct, je n’hésite personnellement pas à utiliser des adresses électroniques distinctes. Les plus avisés, ceux qui cultivent la crainte de laisser des traces derrière eux en surfant sur le Web, utilisent des logiciels pour naviguer anonymement.
Alors chers amis, chers collègues, chers fournisseurs, quels sont ceux d’entre vous qui utilisent des logiciels ‘anonymisants’ tels PC Anonyme ou GhostSurf Platinum ?
Que les moins avertis consultent http://www.anonymat.org/ ou http://www.internet-anonyme.com/

vendredi 1 juin 2007

Take off!


Voilà quelques semaines qu’une nouvelle question m’obsède : comment communiquer vers l’extérieur mon départ de la Fondation François-Elisabeth (et de ses hôpitaux)?
Bien qu’il traite essentiellement de sujets managériaux et organisationnels (souvent aseptisés d’émotionnel), mon blog se présente à moi comme LE média à utiliser pour communiquer. Osons l’originalité !
Je pense que, à l’instar de mes collègues, la surprise est de taille pour de nombreux partenaires et fournisseurs. J’ai été relativement discret. « Quelqu'un qui va partir ne le dit pas. Il part et c'est tout. Celui qui parle veut rester. »[1]. Ma décision est mûrement réfléchie.

Evidemment, ce n’est pas sans émotion que je mets fin au contrat signé il y a près de 6 ans. Le chemin parcouru à la tête de l’informatique est le résultat d’une collaboration étroite avec la Direction mais surtout avec une équipe forte et soudée. La confiance mutuelle et la complicité de travail se sont construites avec les succès, ce fut d’ailleurs la clef de voûte de nombreux challenges. Un regard en arrière me rend fier, disons-le.
Et puis…je regarde l’avenir avec beaucoup d’enthousiasme. Excusez-moi cependant si je n’ose me projeter trop loin car, comme l’a écrit Alphonse Allais : «partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir beaucoup » !

Certains amis m’ont déjà souhaité bonne chance : ‘te voilà guéri, après 6 années passées à l’hôpital’ ! Les mieux informés me souhaitent déjà ‘bon vol’. Oui, je vais rejoindre CHAMP Cargosystems. De nouvelles responsabilités m’y attendent en tant que ‘Account Director Cargolux Services’.
Dès le 1er août, je vais m’investir complètement dans cette nouvelle fonction, y prendre énormément de plaisirs … c'est mon kérosène pour réussir.
J’ai fait le plein, je suis paré au décollage!



[1] Alain Monnier, Extrait de Les Ombres d'Anna

Photo: Régis Léoni - P. Van Wambeke sur les (para)pentes alpines enneigées

lundi 12 février 2007

Expérience - Inexpérience

Si la jeunesse (toujours relative) a certains avantages, elle souffre également de certains handicaps, l’inexpérience étant reconnue comme le majeur. Certains voudraient cependant opposer l’inexpérience à l’expérience. Comme si l’expérience était un gage de réussite, le terreau privilégié du succès.

L’apprentissage commence dès notre plus tendre enfance. Petit, il nous arrive de se voir refuser quelque chose auquel on tenait. A-t-on mal demandé ou s’y est-on mal pris ? Plus tard, ce sera peut-être un examen qu'on aura raté, un emploi qu'on aura manqué, une promotion qui nous sera refusée,...et chacun de ces échecs sera vécu plus ou moins bien.
Cette perception sera le résultat d’une interprétation d'un événement. La perte d'un emploi sera par exemple un événement perçu comme étant une chance de réorienter sa carrière pour une personne alors que ce sera une énorme difficulté à surmonter pour une autre.
L’approche par l’échec porte aussi avec elle une potentielle période d’écroulement, une destruction avant de reconstruire. Cependant, une personne ‘inexpérimentée’ qui a la capacité de réagir vivement à cet effondrement sera certainement plus performante que son homologue ‘expérimenté’ qui pourrait se laisser surprendre et abattre par l’inattendu, l’imprévisible.
En privilégiant l’expérience, on part du principe que le vécu sera ré-exploitable. Mais n’est–ce pas une erreur alors que notre mode de travail et de vie se base de plus en plus sur une multitude de projets ? Or chaque projet est bel et bien UNIQUE. C’est donc plus sur des capacités à innover, rassembler les références, planifier, organiser et contrôler ces projets qu’il faut juger les individus.
Il n’est donc pas irresponsable de confier des responsabilités à une personne qui n’a pas fait ses preuves sur un domaine. Il sera par contre indispensable que cette personne trouve le mélange subtil qui va allier la vue exprimée par les ‘anciens’ et la capacité à soulever des idées nouvelles ou non exploitées. L’inexpérience doit donc être comblée par des atouts. Ces derniers peuvent compenser judicieusement les manques (que certains adversaires ne failliront pas à reprocher aux premiers faux-pas d’ailleurs).
Ici, en Europe, notre approche a souvent tendance à voir l’échec avec un regard dévalorisant, alors qu’il peut être source d’apprentissage. La culture américaine, elle, exploite bien mieux les rebondissements de l’échec. Elle laisse également plus facilement la chance aux jeunes ambitieux.
Ainsi, le plus jeune Sénateur des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Attaqué sur son inexpérience, ce démocrate noir répond que les gens très expérimentés qui entourent Bush ont tout de même provoqué un fiasco en Irak.
Si l’on reste en politique, ce type de discours semble être également apprécié par Ségolène Royal face à ses rivaux dans la campagne présidentielle française. Cela lui a déjà bien réussi dans sa démarche interne au parti socialiste, face aux ‘éléphants’.
Les politiques nous apporteraient-ils la preuve que les mentalités doivent changer ?