L'équipe: transformer l'essai
Trois concepts dominent très largement la réflexion et le débat en matière de gestion d’équipe :
- Les concepts de motivation ;
- Les concepts d’implication ;
- Les concepts de satisfaction au travail.
Les membres d’une équipe doivent se sentir complices.Cette complicité ne peut naître que d’un respect mutuel (reconnaissance de compétences, de position, de valeurs communes) et d’une acceptation du rôle que l’on joue vis-à-vis d’une organisation. Cette acceptation ne doit pas découler d’un rapport de force (à l’instar du positionnement du mâle dominant d’une meute) mais bien d’une démarche managériale visant à tirer le meilleur de chaque individu. Le coach va mobiliser son équipe pour aider l’entreprise à atteindre des objectifs, rendre fort l’engagement des employés et assurer l’adhésion à la mission.La motivation
« La motivation n’est pas un trait de caractère, c’est un processus qui permet de faire des efforts importants pour une activité précise » nous dit Claude Levy-Leboyer, professeur émérite de psychologie du travail à l’université René-Descartes Paris V. La motivation n’existe pas en tant que telle, il n’y a pas « des gens motivés » ou des « gens non motivés » comme le suggèrent les offres d’emploi dans les journaux qui cherchent des « jeunes cadres motivés » ! On n’est pas motivé lorsqu’on est, par exemple, grand, luxembourgeois ou riche. La motivation est toujours la motivation de quelque chose. On est motivé par un travail dans une situation sociale donnée, c-à-d qu’on apporte à certaines activités un engagement, une disponibilité pratique et intellectuelle.
Des objectifs communs : une implication
« Par l’identification, on désigne l’attachement, voire l’identification au travail, au groupe de travail et parfois au service dans son ensemble. C’est au fond l’importance que la situation de travail peut prendre pour l’individu par rapport aux autres sphères de sa vie.» nous dit le professeur A.Eraly de l’université de Louvain-la-Neuve. Il me paraît essentiel de regrouper une équipe derrière des valeurs communes qui se traduisent en une déclinaison de la mission du service en objectifs mesurables. Comme le dit le vieil adage : « ce qui ne se mesure pas ne se gère pas ». Partager ces objectifs permet donc tant au manager qu’à l’équipe qu’il dirige de s’assurer qu’il n’y a pas de malentendus sur des attentes non dites ou non convenues.
La satisfaction
La satisfaction est sans doute le concept le plus délicat. C’est la représentation élaborée par la personne et c'est ce qu’elle transmet d’elle-même.
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1 commentaire:
Bonjour Pierre,
Le temps passe vite comme tu le soulignes dans un autre article… Bien que postées en novembre pour un article publié en juin. Voici quelques réflexions.
Suite à quelques discussions, nous pouvons constater que nous partageons bien l’idée qu’une vérification quotidienne de la motivation de son équipe est un gage de succès pour nos projets.
Une application pratico-pratique de la théorie de Vroom est de se poser – ou se faire poser – trois questions par rapport à une tâche d’un projet.
Cette tâche est-elle « Utile, Nécessaire et Agréable » ?
Dans le cas d’une réponse positive, il reste à vérifier les critères classiques enseignés dans toutes les bonnes formations en gestion de projet, à savoir, la ressource est-elle disponible, compétente, responsable et accréditée pour réaliser cette tâche. Tout autant il est facile pour le chef de projet de jouer sur ces quatre derniers critères, tout autant il lui faudra user de talent personnel pour gérer la motivation de ses ressources.
Dans le cas d’une réponse négative, il lui faudra certainement procéder à un décadrage de la situation et s’ouvrir à un nouvel axe de réflexion, par exemple celui de l’étude des besoins exprimés par la pyramide de Maslow.
Faut-il pour autant s’arrêter à ne donner que des tâches motivantes ? Certainement pas ! Il faudra juste, pour le responsable, être conscient que l’exécution d’une telle tâche demandera au système (exécutant – responsable – autres participants) plus d’énergie pour être menée à bien.
Pour faire bref, plus que la compétence, je suis convaincu que la motivation est un facteur clef de réussite. Tout autant la compétence dépend d’un savoir ou/et d’un savoir faire, la motivation dépend d’un savoir être… et cela, pourrais peut-être faire l’objet d’un de tes prochains articles.
Amicalement,
Alain
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