samedi 31 mai 2014

C.A. : sortez couvert


Le préservatif masculin offre une excellente protection contre les infections sexuellement transmissibles, y compris l’infection par le virus du sida. Celle-ci n'est toutefois pas absolue … et certains hommes sont gênés par la pose ou le port du préservatif masculin dans leurs sensations (diminution de sensibilité) ou leur perception érotique du rapport sexuel. (source Le Figaro Santé).

Le saviez-vous et adhérez-vous à ce message ? Bien sûr et vous vivez avec cette information depuis les années 90. D’ailleurs, vous passez tant bien que mal cette information à vos rejetons qui sortent du nid. Cool !
La sécurité informatique offre une excellente protection contre les infections transmissibles, y compris l’infection par les virus. Celle-ci n'est toutefois pas absolue … et certains Hommes sont gênés par la pose ou le port d’une sécurité élémentaire dans leurs échanges (source de fuite).
Cette introduction volontairement piquante, pour vous rappeler que cela vous concerne si vous êtes « Board member ». Vous ne l’avez à priori pas encore intégré dans vos habitudes informatiques journalières ! Pour preuve, le dernier rapport « 2013 Thomson Reuters Board Governance Survey »  qui mentionne que 79% des organisations utilisent des comptes de messagerie personnels hackables et hackés, tels que Gmail et Hotmail, pour distribuer les documents de Conseil d’Administration. Le rapport précise aussi que près de la moitié n’utilisent aucun moyen de cryptage des communications du conseil d'administration et que seuls quelques 13% des membres ne vont pas le reprendre sur un laptop privé ou une tablette personnelle.
PwC ajoute dans un rapport (source : Key considerations for board and audit committee members - December 2013) qu’avec le nombre et la fréquence des attaques croissantes, la cybersécurité est devenue aujourd'hui une question prioritaire pour les conseils d’Administration.
Pour établir ce constat, il suffit de comprendre que vous êtes le candidat parfait pour le prochain viol cyber sécuritaire. En effet, le patrimoine informationnel de l’entreprise est à portée de main. Vous êtes souvent une personne externe à l’entreprise (inconnue du réseau local sécurisé par l’informatique professionnelle) avec laquelle il y aura un grande quantité d’échanges hautement confidentiels.
Membre d’un CA, membre de plusieurs autres, vos entrées multiples attirent les convoitises et la visibilité. De facto, vous disposez d’une kyrielle de mots de passe (comptez-les, vous dépasserez les 30) alors ils sont simples ou faibles ou identiques pour pouvoir les retenir … votre mémoire a des limites… ou alors est-ce la taille du post-it sur lequel vous les recensez (sic !). D’ailleurs, pour vos échanges sensibles, vous utilisez des systèmes qui ne sont pas dotés d’authentification forte… quelle contrainte ! Vous avouez que le cloud Dropbox ou Gmail vous a séduit par sa simplicité, vous n’imaginiez pas qu’on regarde vos données à votre insu avant le scandale NSA-Snowden. Finalement, votre exposition au risque est accrue par des voyages à l’étranger, les réseaux sur lesquels votre iPad se connecte sont multiples et non fiables.
Accablant…oui !
Et de comprendre que le profil d’un conseil d'administration moderne représente un défi complexe. De nombreuses entreprises ont des membres de leur CA siégeant sur plusieurs conseils à travers le monde. Avec des réunions mensuelles ou trimestrielles, cela crée un besoin d’échanges d'un énorme volume de documents à l'appui de CA.  Et en cas de fuite, au-delà de la sphère juridique, les risques seront considérables et iront jusqu’à l'interruption d'activité, la fermeture de services, des pertes financières si l'information est compromettante, une atteinte à la réputation qui peut mener à la perte de confiance des clients. Bref, des conséquences qui sont majeures et qui peuvent être de durée beaucoup plus longue que la violation réelle.
Simple constat pourtant, jamais le sujet de la confidentialité n’a été à ce point discuté et débattu, et pour causes. L’asymétrie de l’information est totale : chacun profite des services gratuits offerts par l’électronique et l’informatique moderne. Elle est gratuite sur Google, LinkedIn, Dropbox et ces derniers savent très bien que nos informations collectées sont à la source de leur création de richesse. Le quidam non averti n’a aucune idée des informations qu’il livre, il ne sait pas quand il les donne, qui les collecte, pour combien de temps, pour quel profit, quel but… nul ne sait ce que nous prépare l’accumulation de données (souvent personnelles) sans aucun précédent.
Alors il est temps de se reprendre et de considérer qu’en 2014, les questions de confidentialité numérique doivent être considérées comme une question majeure d’évaluation des risques dans la gestion des conseils d'administration. J’ai bien dit confidentialité…pas sécurité. La confidentialité est le caractère de ce qui est dit ou écrit en secret, elle peut être vue comme une pierre angulaire de la sécurité.
Si cette nuance n’est pas évidente (différence entre sécurité et confidentialité), méditez sur l’exemple récent qui a fait grand bruit chez nos voisins. Un président français normal est toujours en sécurité, suivi par des gardes du corps. Par contre, l’actualité démontre que sa confidentialité est médiocre depuis les photos de la rue du Cirque… et c’est la presse à scandales qui le dévoile.

Mais revenons à notre Conseil. Ce n’est pas seulement le point de vue informatique, la mise en place du bunker sécuritaire (une absence de danger de l’extérieur), qui va vous permettre d’être on the SAFE side.
Safe… Tiens, parlons-en des coffres. Plus précisément des coffre-forts numériques. C’est une richesse méconnue de notre pays. La législation luxembourgeoise sur la confidentialité des données n’impose pas de limite quant au niveau de cryptage des données (« L’usage des techniques de cryptographie est libre »). C’est exceptionnel au monde, il faut le souligner !
Et de constater que la notion de secret et les espaces de réelle confidentialité sont peu développés dans un monde où, vu de l’étranger, le secret luxembourgeois est vite associé à la fraude ou a quelque chose de menaçant. Depuis le choc du 11 septembre, on nous formate à considérer le secret comme une menace, on nous « Patrioct Actise ». Et de rappeler que le secret est une stratégie de protection porteuse d’égalité. Je prendrai pour exemple la notion de vote. Le vote est secret… il est dès lors l’ennemi des totalitarismes. Rappelons également que la Déclaration universelle des droits de l’Homme précise dans son article 12 : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans (…) sa correspondance(…). Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. ».

Dans le cadre professionnel, le partage de documents secrets de manière sécurisé est la prérogative du coffre-fort virtuel® luxembourgeois.
L’adoption et l’efficacité se feront par la personnalisation du coffre-fort virtuel® en fonction des besoins de l’organisation ou encore la possibilité de déposer de l’information confidentielle dans un grand nombre de coffres de manière automatique. 
Les applications d’un coffre-fort virtuel® sont innombrables et celles qui garantissent la confidentialité au sein de conseils d’administration en sont un exemple, comme le dépôt sécurisé de fiches de salaire numériques pour des dirigeants. Par ailleurs, le particulier s’y retrouve car il a l’opportunité d’utiliser ce coffre-fort à des fins personnelles.
Ce type de service innovateur permet de porter un nouveau regard par rapport à la problématique de la confidentialité des données secrètes et d’offrir une solution pragmatique répondant parfaitement aux besoins des acteurs économiques.

La réelle confidentialité des informations n’est donc pas une utopie, il suffit de sortir couvert…d’être on the SAFE side !


vendredi 15 février 2013

Petit tour de mot de passe-passe

Il ne se passe plus une semaine sans que l'on entende parler de mots de passe usurpés. Rien de plus normal dans une société qui place ces verrous numériques comme principal rempart pour protéger notre entreprise, notre argent, notre identité, nos données privées de façon générale.
Certains analystes y voient carrément un jeu de guerre qui touche la population civile depuis l'avènement du numérique. Ce n'est sans doute pas sans oublier qu'à l'origine le terme « mot de passe » vient de l'armée. Dans une approche militaire, vous lancez le « mot de sommation », c'est-à-dire la question convenue, et le « mot de passe » doit venir en relation avec la réponse correspondante.
A bien observer la problématique des attaques, on constatera que trois aspects reviennent de façon récurrente sur le tapis: la vulnérabilité intrinsèque du mot de passe, la protection de l'endroit où ils sont mémorisés et la multiplication des couples login/password.
Les mots de passe que nous choisissons pour notre quotidien ont tendance à être faciles à retenir. Cette facilité, si humaine et si pratique, est en réalité une véritable faille de sécurité. Deloitte Canada, dans son rapport TMT 2013, nous confirme que 90% des mots de passe utilisés sont trop faciles à faire sauter et ne protègent en réalité rien du tout. Et un site du gouvernement français nous rappelle que si un mot de passe utilise minuscules, majuscules et chiffres (càd 62 caractères différents), rajouter un caractère au mot de passe multiplie le temps de calcul par 62. L'initiative est donc rapidement très efficace. Mais compliquer n'est ni une garantie de sécurité absolue ni une simplification de votre condition humaine. Eh oui, le problème c'est avant tout nous, nous qui avons une mémoire volatile et qui naturellement utilisons des trucs pour retenir et ne pas oublier. Car un mot de passe aléatoire s'oublie...très facilement. Et chacun d'entre nous a déjà vécu un moment de solitude face à l'écran qui réclame le précieux sésame. Bien entendu, vous avez tenté le coup quand même, et là, catastrophe: accès coupé. Galère momentanée, ras-le-bol de la technologie, contact du helpdesk, tout y passera.
Mais n'est-ce pas mieux que d'avoir un sentiment de viol tel que celui qu'éprouvent les personnes qui découvrent qu'un imposteur a utilisé les "credentials" d'une application? Car un délinquant – pour utiliser un mot modéré – qui parvient à s'introduire dans votre messagerie va certainement chercher des messages pouvant contenir des mots de passe de votre vie numérique.
En cas d'usurpation, une personne intègre et honnête qui estime ne pas avoir commis d'impair remettra en cause, à juste titre, la sécurité du système qui attend, et donc héberge, le mot de passe. En effet, chacun utilise des solutions ou accède à des sites qui demandent une authentification faible. Par exemple le mot de passe n'est pas crypté ou on autorise des mots de passe très faibles (123456 ou password ou encore qwertzu restent au hit parade) sans autre mesure.
Alors une première leçon à tirer est d'identifier ces solutions, de les éviter ou de les remplacer dans la mesure du possible, et de n'y utiliser que des mots de passe uniques sur votre trousseau. Parlons-en de ce trousseau. Vous ne vous inquiéterez qu'avec modération quand votre navigateur a enregistré ce mot de passe sur votre ordinateur personnel (évitez d'accepter un enregistrement sur un poste qui ne vous appartient pas), mais vous allez vite vous rendre compte que les autres se multiplient comme des petits pains. Il est courant d'en avoir plus de 30. Cela commence avec Facebook, puis avec votre messagerie, le code PIN de votre GSM, l'alarme du domicile, les PIN de vos cartes, le récent mais oh combien pénible 3DSecure...et c'est au travail que les choses se compliquent car on va vous demander parfois plusieurs mots de passe forts (comprenant au moins 10 caractères et mêlant des lettres, des chiffres et des symboles). Et l'informaticien vicieux qui pourrit votre vie a mis une règle qui impose un renouvellement tous les mois, qui se souvient des anciens mots et qui rejette les incrémentations. C'est là que la majorité des gens commettent la faute magistrale, le post-it ou le calepin des secrets cachés. Laissez les trainer par inadvertance et vos ennemis, vos mauvais collègues, vos enfants vous dirons MERCI, pour certains ce sera la presse!
Pour rappeler les bases de la sécurité informatique, rappelons la métaphore brillante rédigée par une très sérieuse université du Wyoming: les mots de passe, c’est comme des sous-vêtements, il faut les changer souvent, il faut garder le mystère, il ne faut pas les partager avec ses amis, il ne faut pas les laisser trainer partout et plus ils sont longs, mieux ils protègent.
Est-ce la panacée? Non, nous venons de le voir. Pour y remédier, les solutions qui proposent de l'authentification multifactorielle apportent le premier pilier de la réponse efficace. Elles permettent à l'individu de diminuer la force de son mot de passe en combinant les preuves qui vous identifient avec forte présomption. Les solutions les plus connues au Luxembourg sont bien entendu celles proposées par LuxTrust néanmoins une pléthore de moyens basés sur le son, l'image, des images personnelles, de la biométrie ont vu le jour au cours des 10 dernières années. Le deuxième pilier est certainement la surveillance et la capacité à intervenir dès qu'une suspicion de piratage fait surface. Des professionnels doivent être à même d'assurer un monitoring quasi constant. Le troisième pilier sera de mettre en place pour soi-même, si votre organisation ne vous y engage pas, une politique de sécurité des mots de passe. Pour les particuliers, le Luxembourg n'est pas en reste en vous proposant de nombreux conseils sur le site beesecure.lu.
Et quand vous aurez, comme moi, plus de 60 mots de passe, un réceptacle blindé pourra accueillir ce que votre mémoire défaillante ne peut soutenir. Je ne parle pas d’un produit Google ou d’un DropBox dont la sécurité est reconnue faible, encore moins d’un cloud tel Megaupload qui a défrayé l’actualité, pensez-donc à une solution de coffre-fort virtuel hébergée Luxembourg, un pays qui permet de réellement protéger vos données sensibles. Vous aurez certes un nouveau sésame et l'obligation d'utiliser une authentification forte comme un token mais vous pourrez y écrire en totale confidentialité les autres mots de passe oubliables que vous auriez mis dans votre calepin des secrets.

Article publié dans le journal AGEFI (www.agefi.lu) - Mensuel de février 2013

vendredi 8 juillet 2011

Paresseux, tous à vos claviers !

Publication PaperJam édition juillet aout 2011

Diane Baertz-Kauffmann, VP Human Resources, pose la question suivante «Comment inciter les collaborateurs/trices à s’approprier les solutions et logiciels RH mis à leur disposition (self-service, intranet,…) plutôt que de continuer à solliciter les responsables des ressources humaines en face-à-face ? Comment réussir au mieux cette phase de transition sans perdre les échanges directs avec les collaborateurs/trices ? »

La paresse est souvent un réel moteur du labeur, la source de beaucoup de motivations. Comme disait Rousseau, « c'est pour parvenir au repos que chacun travaille ». Et si l’on parle de motivation avec un scientifique, après la satisfaction de besoins biologiques, les premiers plaisirs trouveraient leur source dans des conduites par lesquelles un individu gagne de l’autonomie.

Alors, comment limiter les petites promenades touristiques au RH ? Car le face à face est un luxe, vous souhaitez que l’on se plie aux SUPER outils à disposition. Ce n’est pas faute de rappeler le précepte Darwiniste: ceux qui survivent (à la crise) ne sont pas les plus forts, ni les plus intelligents, mais ceux qui s'adaptent le mieux aux changements.

Observons les ados. Qu’est-ce qui les motive à user et abuser des outils modernes dont la vertu se trouve dans l'amélioration de la diffusion de l'information ? Car ils jonglent avec et participent à la mise en place de nouveaux mécanismes de circulation de l'info, naturellement, sans notion d’effort et en prenant plaisir. Réussir à reproduire cela au sein de l'entreprise, en ciblant le travail, avec un cadre formel et sécuritaire, c’est bingo !

Loin de s'effacer, les RH doivent accompagner et faciliter cette nouvelle donne. Cette transition est non seulement nécessaire mais elle constitue une nouvelle source de légitimité. Votre collaborateur doit percevoir l’enjeu, découvrir la valeur ajoutée, l’efficacité qu’il atteint, les avantages personnels, bref il sera convaincu d’être gagnant. Et il faudra suivre ce déploiement, lever les équivoques, dissiper des inquiétudes inhérentes à toute nouveauté. Viendra le plaisir, l'appropriation, l’autonomie tant attendue.

Et de donner le coup de grâce aux anciennes pratiques, les rendre complexes ou lourdes.

Ah, j’oubliais de préciser : votre SUPER outil doit avoir de réels SUPER atouts, les collaborateurs ne s’y trompent pas !

samedi 5 février 2011

La sécurité : un paradoxe qui mène à l’apocalypse ?

La quête de sécurité est intemporelle. L’Homme s’est toujours mis en recherche de rassurantes certitudes qui contrastent avec le mystère de la vie. En assurant sa sécurité l’individu cherche la situation présentant le minimum de risques ou de dangers pour y trouver la quiétude et l’état de confiance.
Ce sentiment n’est pas toujours bien fondé, car chacun véhicule avec soi ses angoisses les plus profondes, ses mauvaises habitudes et tout un vécu qui relativise la notion de sécurité.
A la recherche de la sécurité ultime dans tous les domaines, nous tentons de protéger nos avoirs derrière des forteresses. Ces dernières étaient de pierre il y a encore quelques centaines d’années, elles sont devenues métalliques à l’ère industrielle et sont aujourd’hui numériques à l’heure du tout internet. Le rempart s’est donc sophistiqué, est devenu de plus en plus complexe. Mais nos secrets sont-ils pour autant plus en sécurité ?
Cette question est d’autant plus pertinente que naissent vite des syllogismes du type :
Plus il y a de sécurité, plus il y a de failles.
Or plus il y a de failles, moins il y a de sécurité.
Donc plus il y a de sécurité, moins il y a de sécurité !
Ce raisonnement simpliste met en lumière un paradoxe de l’évolution : les données à caractère personnel d’une personne physique ou morale n’ont jamais été aussi vulnérables. Et si certains ont décidé de répandre leur vie sur Facebook, d’autres souhaitent maîtriser leur image et leurs informations personnelles, protéger les renseignements qui ne regardent pas tout le monde. Ce n’est pas tant l’évolution de la nature des informations que la capacité de la rechercher (et de la trouver indûment) qui pose le problème du Big Brother. Et cela prend encore une autre dimension dans un régime de type totalitaire, là où la liberté d'expression en tant que telle n’existe plus.
Alors…risquons-nous l’apocalypse de tous nos secrets? Car faut-il le rappeler apocalypse vient étymologiquement du verbe grec καλύπτω, kalúptô (« cacher »), précédé de la négation ἀπό ápó. Littéralement donc l’apocalypse c’est « dé-cacher », et donc par extrapolation, « dévoiler au yeux ».
Le passé nous a démontré qu’il n’y a pas de construction humaine qui reste impénétrable à l’intrusion d’autres hommes. Il « suffit » de laisser faire le temps !
Comme en convient Laurent Joffrin (Libération), dans son ouvrage sur la grande histoire des codes secrets, « la vérité n’est pas hors d’atteinte et une patiente réflexion y conduira ». La quête de la sécurité de l’information est donc une quête de longueur d’avance par rapport aux autres, induisant la notion temporelle mais aussi la notion de technique et de bonnes pratiques. C’est un service que proposent les coffres-forts virtuels dignes de ce nom, ceux qui garantissent l’inviolabilité du contenu et non un vague concept d’opacité.
Votre forteresse digitale est réputée inviolable, parfait ! Mais comme me le rappelait un auditeur en sécurité qui avait tout compris: le risque est l’exploitation d’une vulnérabilité par une menace.
Concluons donc qu’il est certes bon de renforcer les maillons de votre chaîne de confiance numérique mais il est essentiel de penser aux menaces. Car vos bastions numériques modernes n’éprouveront le temps que si les niveaux de discrétion qu’ils peuvent vous offrir sont forts !

Texte publié dans le journal AGEFI Janvier 2011

samedi 16 octobre 2010

5 week-ends

"Profitez bien des Week-ends d’octobre: 5 vendredis, samedis et dimanches ce mois ci"

C'est effectivement rare et cela vaut la peine d'être souligné. Néanmoins ne digérez pas cette rumeur qui circule sur le net (mail, facebook, ...) qui mentionne que "cela n’arrive que tous les 823 ans"

Un grand nombre d'années répondent à ce critère de cinq week-ends (comprenant un vendredi, un samedi et un dimanche).
Jetez un coup d'œil sur les calendriers de 1999, 2004, 2010, 2021, 2027, 2032,…


dimanche 25 juillet 2010

Couleurs de la Medina

Au cœur des ruelles pittoresques de la Medina de Marrakech, lorsque vous quittez l'ambiance parfumée des souks inondés de couleurs, se trouve un petit bijou. Nous avons apprécié le Riad Dar Vima, havre de repos et de bien-être.
Loin de l'agitation touristique de la fameuse place Jemaa El Fna, ce havre de paix est à recommander à ceux qui souhaitent profiter de quelques jours d'authenticité ou de repos tout en trouvant les services attentionnés d'une hôtesse de maison charmante, la douce Najad.

jeudi 8 avril 2010

SeeZam ouvre toi!

dimanche 22 novembre 2009

SSL


Lors d'un échange sur le net, quoi de plus prudent que de s'assurer de l'identité de l’interlocuteur avec qui on communique !? Comment être sûr que le serveur auquel vous parlez est bien celui qu'il prétend être ? Comment être certain que l’information transmise ne sera pas exploitée à votre insu en chemin, entre votre poste et le serveur ?

A cet effet, bon nombre des internautes ont pris le bon réflexe de vérifier que le petit cadenas apparaît dans un coin du browser. Mais à quoi cela correspond réellement ce petit symbole non équivoque quand à la mise en place d’une sécurité supplémentaire ?

Ce cadenas indique qu’une communication utilisant le protocole[1] SSL (Secure Socket Layer) est en cours. SSL est la solution technique qui répond à la problématique évoquée et nous permet d'échanger des informations de façon sûre et ce sur 3 dimensions:

  1. l’authentification: il faut garantir de l'identité de l'entreprise avec laquelle on communique ;
  2. la confidentialité: il n’est pas possible d'espionner les informations échangées ;
  3. l’intégrité: les informations échangées ne sont pas falsifiées.

Derrière ce cadenas se cache un certificat qui est un gage de qualité et de confiance pour les consommateurs. Le choix de l’organisme de certification et la qualité des services associés est également un critère sur lequel nous avons dû nous pencher. Différentes recherches et analyses de l’offre nous ont poussés à choisir Digicert pour générer nos certificats. De simples outils permettent d’obtenir quelques garanties à savoir :

  • www.seezam.com a l’adresse IP 195....
  • Type de serveur: ...
  • Ce certificat est reconnu/approuvé par les principaux navigateurs internet.
  • Le nom d’hôte (www.seezam.com) est correctement repris dans le certificat
  • Organisation: SeeZam S.A.
  • Lieu: Hesperange, LU, LU
  • Numéro de série: 0844dd5211fd4fb59175048eb61aae6d
  • Algorithme de signature : sha1WithRSAEncryption
  • Produit par: DigiCert High Assurance CA-3

Comme me le faisait remarquer un ami : « pas mal du tout, avec en plus une responsabilité de 1 million de $ si le certificat venait à être corrompu, cela inspire la confiance ! »


[1] ensemble de contraintes permettant d'établir une communication

jeudi 12 novembre 2009

Pre-registration!


Je peux maintenant lever le voile sur les premiers pas de www.SeeZam.com, site innovant dont le récent bouche à oreille alimente principalement une fréquentation déjà prometteuse.

Le concept de SeeZam s'est bâti en partant du postula que chacun est concerné par ses secrets de vie, son décès, ce qu'il adviendra de son corps, de ses biens, mais aussi malheureusement par le décès éventuel de ses proches.
Qu'on le veuille ou non, nous y serons tous confrontés à un moment ou l'autre de notre existence. Il y a aussi des aspects plus matériels : que vais-je léguer à mes enfants ? Que va devenir mon chien ou mon chat ? Est-ce que les bonnes personnes seront informées sur mes multiples comptes en banques (hors de mes frontières) et autres épargnes pension ? Comment être certain que les personnes qui me sont chères trouveront toutes les informations qui leur permettront de bénéficier de ces acquis ? Comment transmettre mes dernières volontés ?
Et puis il y a les aspects pratiques du quotidien comme la conservation d'une copie en lieu sûr (et toujours accessible même de l'étranger) de son passeport, permis de conduire, extrait d'acte de naissance, de mariage, certificat de vaccination, ordonnances médicales pour maladies chroniques ou bien des photos/factures que l'assureur demandera en cas d'incendie de votre domicile,...
Se poseront un jour peut-être également des questions fondamentales à propos du don d'organes ou de l'euthanasie ?
Ce ne sont là que quelques exemples. Et je vous laisse imaginer beaucoup d'autres utilisations de ce produit qui se veut novateur.

Le lancement officiel est prévu en janvier prochain. Toutefois, après avoir été révélé lauréat du concours 1,2,3,GO récompensant les meilleurs plans d'affaires de la Grande Région (SarLorLux), PaperJam a agréablement laissé transpirer des premières informations à notre propos. Je saisis l'opportunité de vous présenter une première version dédiée principalement à la préinscription. En ligne depuis le 1er novembre, le pré-projet du site web www.SeeZam.com est consultable en trois langues : français, allemand et anglais. Tout en sachant que le premier niveau est gratuit, vous pouvez donc sauter le pas...cela amène de l'eau au moulin et donne encore plus de crédibilité à la démarche.

Enfin, nous avons souhaité lancer une offre spéciale qui permettra à certains d'entres vous d'être tirés au sort et de bénéficier d'un abonnement SeeZam pour un an, avec le plus haut niveau de sécurité et de stockage. Des gagnants seront tirés au sort chaque semaine...

dimanche 23 août 2009

WYSIWYZ

Un an, presque jour pour jour, que je n’ai rien posté sur mon Blog. Ce n’est pas par désintérêt, ce n’est pas par manque d’inspiration...non, que du contraire !

Un projet très chronophage a pris place dans ma vie, il s’appelle

Tel un jeune père aux aguets qui assiste à toutes les échographies, j’accompagne attentivement son développement, j’observe le moindre signe pour y apporter une réponse, pour assurer que toutes les précautions d’usage sont prises.

Je prépare maintenant son arrivée, je construis déjà un futur, je regarde sereinement l’avenir avec SeeZam.

What I See Is What I Zam.

vendredi 22 août 2008

Kairos du hérisson

J’aime les mots. J’aime lire quelques termes désuets, quelques expressions inusitées. Je me délecte d’un vocabulaire riche sous-tendu par un texte à la trame poignante. Je suis en admiration face aux auteurs qui manient ma langue maternelle avec brio.
Et dans cet univers d’évasion, je découvre d’étranges fixations : certains thèmes attirent immanquablement mon attention au fil des lectures. Certains termes m’interpellent, m’invitent à comprendre leur sens profond, leur symbolisme.

Me voilà dans une lecture intéressante, chipée sur la table de nuit de mon épouse. L’élégance du Hérisson de Muriel Barbery. Ouvrage d’éruditions, simple et beau.
Je ne pensais pas y trouver matière à méditer et pourtant les nombreux Kairos évoqués m’ont laissé pensif.

Le Kairos est défini sur Wikipedia comme « le temps de l’occasion opportune ». C’est en somme une dimension qui offre une profondeur à l’instant placé dans la notion linéaire du temps. Qui dit « opportune » dit que cela viendra à propos. Seul un sens averti perçoit cette partie de l’instant qui recèle potentiellement le socle exploitable par le traqueur du ’bon moment pour agir’.

Et de me rappeler des devises de Management Consultant : ‘ne pas être opportun mais saisir les opportunités’. Concept machiavélien par excellence que les jeunes loups aux dents longues ne manqueront pas d’acquérir pour établir une position dominante dans la meute.
Des fauves dans une même cage et l’environnement, la vie, les relations sont des luttes permanentes, c’est le ‘struggle for life’. Poussé à son paroxysme, cette lutte professionnelle n’offrirait que de tristes perspectives, menant à terme à l’échec. Car les rapports humains ne se résument pas à un combat, une démarche militaire qui vise à terrasser l’ennemi, à vaincre, à détruire voire même tuer. La vie ne se résume pas à un jeu d’échecs. Ce n’est pas en détruisant l’autre qu’on s’impose et que l’on construit son espace de sécurité.

La beauté d’un Kairos saisi rayonne si les aspects moraux qui l’accompagnent ont été pris en considération. Mais il faut y parvenir AVANT et PENDANT, dans une dimension où Chronos n’a plus d’emprise.
L’AVANT se travaille et nécessite bien entendu de l’entraînement pour toucher à la force. Il faut alors prendre une décision de croire, de savoir que les objectif seront atteints, que le but sera touché. Etre persuadé, convaincu, décidé et déterminé. Construite un socle de béton qui enferme nos croyances. Une base qui ne peut vaciller sous le tumulte des tempêtes à venir. Chacun a en soi cette capacité de s’auto-influencer. On peut parler d’une manipulation personnelle (de plein gré) qui ouvre la porte à une autre dimension.
Le sport olympique nous permet actuellement de découvrir la splendeur de nombreux Kairos saisis. Sans le dopage, les meilleurs athlètes vous en font la démonstration aux Jeux de Pékin.

La préparation, l’entraînement, la répétition, la simulation mentale et puis le moment unique qui en se combinant à l’effort donne l’exploit.

J’aime les mots. Le Kairos du hérisson m’a fait rêver !

jeudi 14 août 2008

Mode Protection

Après le choc, la convalescence.
Jour après jour, je me soigne. Si je compte sur la médecine pour soigner mon corps, je n’ai pas attendu longtemps pour m’astreindre à une hygiène intellectuelle, presque quotidienne. Ce remède personnel vise à soulager et à prévenir toute baisse de moral. Il est de composition simple : recherches, lectures, écritures, réflexions, échanges avec des amis et des personnes de confiance.
Si le corps reprend des forces, il conserve une empreinte indélébile visible sur une simple radiographie. L’esprit est également marqué même si ce n’est pas visible par un simple regard. Ce n’est pas une cicatrice ni une ligne de fracture. Ce ne sera pas un point synonyme de faiblesse locale. J’en ai voulu autrement. L’épreuve n’est pas, et ne sera pas, intellectuellement douloureuse grâce à ce traitement psychique que je me suis prescrit. Ce sera de l’expérience gagnée, une force.

Nicolas Machiavel (Florence, 1469- 1527) partait du principe qu’il faut exploiter la situation pour imposer des changements profonds, rapides et irréversibles à une société éprouvée par un désastre. Le théoricien italien de la guerre et de la politique considérait le choc comme le moment idéal pour échapper durablement à la tyrannie du statu quo.
Il suffirait d’une simple variation sur ce thème pour amorcer un grand changement dans ma vie. Mais il me paraît trop facile d’encourager le fatalisme et de justifier ainsi des mesures rigoureuses. Aucune métaphore liée à la maladie ne serait ici innocente car je ne suis pas malade mais sur un chemin du rétablissement. Diderot faisait d’ailleurs dire à Jacques (le Fataliste) : « faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu’on veut ni ce qu’on fait, et qu’on suit sa fantaisie qu’on appelle raison, ou sa raison qui n’est souvent qu’une fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal ». Mes lectures me montrent à quel point la notion de choc est contradictoire avec des notions intemporelles auxquelles je suis attaché.
Les principes qui me guident sont le perfectionnement personnel et une défense des valeurs éthiques auxquelles je crois. Ce perfectionnement passe par des phases de méditation, dans le silence.



Inspirations de « bonnes » lectures :
  • The Shock Doctrine – Naomi Klein – Actes Sud
  • Jacques le fataliste et son maître – D. Diderot – Folio Classique
  • Vendredi ou les limbes du Pacifique - M. Tournier – Folio
  • Le Troisième Jumeau – Ken Follet – Poche
  • L'élu - Le fabuleux destin de George W. Bush, sa vie, son œuvre, ce qu'il laisse au monde… - Frédéric Lenoir et Alexis Chabert – Vent des savanes

dimanche 13 juillet 2008

Golden Parachute

Un parachute de secours vous laisse descendre à vitesse approximative de 5m/s. Cela peut paraître rapide, 5 mètres parcourus à la verticale en 1 seconde. Pourtant quand on relativise ce n’est que 18 km/h. Mais la perception d’un pilote de parapente/paramoteur est faussée puisqu’il est habitué à atterrir en planant (vitesse horizontale diminuant et vitesse verticale réduite au minimum, presque nulle).
Reprenons un peu de théorie : la vitesse V d’impact suite à une chute libre, pour un homme soumis à la pesanteur sans vitesse initiale, se calcule par la formule avec g l'accélération du champ de pesanteur terrestre (9,81 m.s-2) et z0 la hauteur du corps par rapport au sol.
Il faut ainsi sauter de un mètre trente de hauteur (sans vitesse initiale) pour toucher le sol avec une vitesse proche de 5 m/s (racine de 2 x 9.81 x 1.3). Pour celui qui s’avise de partir de cinq mètres (par ex : les para-commandos), la vitesse d’impact est proche de 10 m/s (racine de 2 x 9.81 x 5). Je vous le déconseille, même à la piscine (sans entraînement) !

Je partirai donc d’un constat simple : une chute de 50 mètres fait tout autant de dégâts qu'une de 2000 mètres. Et quand on y pense, tomber en vol est à la portée de tous. Mais comme disait le grand sage Confucius en son temps « notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. ». Il ne parlait certes pas d’un homme qui tel Icare se prend à ‘tomber du ciel’. Cependant, pour moi, cette citation prend un sens nouveau lorsque j’évoque (après coup) ma chute de 150 mètres !

Partant du principe simple qu’il vaut mieux être au sol et regretter de ne pas être en l’air que d’être en l’air et regretter de ne pas être au sol, je suis du genre prudent dans mon sport dit ‘à risques’. C’est dans ma nature et cela se reflète certainement dans ma vie professionnelle imprégnée de la culture BCP (Business Continuity Planning), comme un leitmotiv.

Et je me suis toujours dit que si je devais tomber en parapente ou en paramoteur, je préfèrerais tomber de très haut pour avoir le temps de réagir. Force est de constater que 150 mètres suffisent pour disposer d’un espace-temps qui permet la réaction. Encore faut-il exécuter les gestes qui sauvent.
Je n’ai pas été paralysé par la peur, trouvant dans l’action un antidote. La chute ne tue pas, c’est le contact avec le sol qui est douloureux ! La notion de temps est toute relative (comme déjà évoqué dans un post passé), cependant ce court moment vous révèle si vous êtes à même d’agir. Moralement et physiquement.

Alors que j’ai mené différentes réflexions sur le risque (lire le post de décembre dernier ‘No risk, no fun’), je mesure aujourd’hui à quel point quelques précautions élémentaires sauvent une vie. Je pèse mes mots.
Je sais pertinemment que la pratique d’un sport aérien va de pair avec des risques. Quels sont-ils ? Je les classe en 4 catégories.

Matériel défectueux
  • l’aile de parapente est vieille, mal entretenue (sans révision) ou a subi des chocs (fragilisation des suspentes, par exemple)

  • le moteur n’a pas été révisé

  • La visite pré-vol n’a pas été faite

Ce type de risque est réduit si le pilote observe et entretient son matériel selon les règles de l’art.

Mauvaises conditions climatiques
Rester humble face à la puissance des éléments naturels. La concertation avec les personnes qui connaissent le site et ses caractéristiques, l’observation des conditions climatiques, la connaissance de la météorologie et des prévisions locales…tous des éléments qui peuvent inciter le pilote à rester au sol aussi amer soit-il.
Ce type de risque est réduit si le pilote a retenu et compris la théorie météorologique couverte lors du brevet théorique en vue de l’obtention d’une licence.

Manque d’expérience ou de connaissance de règles
Comme dans tout domaine, l’expérience donne de l’assurance. « Voler dans les airs est comparable à une histoire d'amour - non pas du point de vue de l'attirance sexuelle, mais en tant qu'expérience qui enrichit la vie. »[1] . L’expérience se gagne, c’est le résultat du travail et de l’ancienneté. « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »[2]
Cette assurance ne doit cependant pas faire oublier les rudiments de la sécurité. A l’instar du code de la route, un ensemble de règles de priorités sont à respecter en l’air.
Ce type de risque est réduit si le pilote a obtenu son brevet pratique et jouit d’une expérience de terrain.

L’impondérable
Le risque est l’exploitation d’une vulnérabilité par une menace. L’homme n’est pas un oiseau, son périmètre de vie se trouve naturellement au sol. En l’air, il est très vulnérable. Il tombe ! Et avec un peu de hauteur ou de vitesse, « quand on tombe, on ne tombe jamais bien »[3] .
La menace est présente : un problème de santé, un mauvais geste, les autres pilotes, un oubli incompréhensible,…
Par définition, ce type de risque fait partie du sport et sera présent et constant dès que le pilote entreprend la préparation au vol jusqu’au rangement du matériel (en dehors, il n’est plus pilote !).

De mon point de vue, l’accident dont j’ai été victime (lire post Ver-tige) est à classer dans l’impondérable. Certainement animé de reflexes et d’un instinct de survie, j’ai cependant conjuré l’incident de vol grâce à un parachute et à diverses simulations répétées mentalement lors de séances de pliage.

En effet, je pense que la compréhension du mécanisme est indispensable. Le nombre fini d’étapes pour obtenir un résultat probant indépendant des données (l’algorithme en quelques sortes) va de pair avec l’accessoire de survie, en tout cas si l’on veut donner toutes les chances de réussite à ce moment critique.

Et puis parlons en quelques lignes de la gêne liée au poids, au volume, à l’esthétique, au prix, …etc…certains seront bien plus fort que moi pour trouver d’autres excuses et justifieront une liberté. Là je dis non ! Il n’en va pas que de sa sécurité personnelle, il en va également de celle des autres en cas d’accrochage en vol. J’en suis la preuve vivante.

Tout comme le gilet jaune de la sécurité routière devenu obligatoire un peu partout en Europe, c’est voyant, c’est moche, ça ne va avec rien mais ça peut sauver.
Le poids ? Généralement moins de 2,5 kg pour les modèles récents. L’encombrement devient de moins en moins un souci, les équipementiers ayant compris qu’un espace approprié devait être proposé. Le prix ? Je considère qu’il doit être inclus dans l’ensemble de l’achat. Vous viendrait-il à l’idée de demander le prix d’une voiture sans les ceintures de sécurité ? Pourtant, je me souviens qu’il y a trente cinq ans, mon grand-père a payé un supplément pour disposer de ceintures à l’arrière de sa nouvelle voiture. Quelle lucidité à une époque où chacun le voyait comme un équipement proche du superflu. Je me dois d’ajouter qu’il était assureur et respectueux de la sécurité qu’il offrait aux personnes qu’il conduisait.

Messieurs les pilotes d’ULM, je ne pars pas dans une croisade mais cherche ici à partager une expérience. Selon les renseignements que j’ai pu obtenir de la dernière biennale du paramoteur (http://www.mondial-paramoteur-2008.org/ ), moins de 10% des pilotes étaient équipés. Cela reflète-t-il l’ensemble des règles de sécurité que la discipline souhaite prôner ?
En m’exprimant ainsi sur le sujet, je risque de me retrouver tel un missionnaire rejeté à la mer par les calédoniens qu’il s’apprêtait à évangéliser. Pas de souci, je suis riche d’une expérience qu’ils n’ont pas.

En convalescence, je dois maintenant laisser mère Nature réparer mes 2 ‘légères’ fractures avec impaction du plateau vertébral supérieur L2 et L3. Je n’ai aucune lésion traumatique grave, une chance formidable. Repos, allongé la plupart du temps…patience, quelques semaines encore. Le moral est excellent, le physique reviendra.
Pour reprendre Sénèque, en guise de conclusion, « Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient. »

Chaque parachute ouvert à bon escient a plus de valeur qu’un Golden Parachute : cela sauve des vies ! En paramoteur, dans le cas d’une collision en vol, un parachute de secours est vital!




[1] Stephen Coonts Extrait de « The Cannibal Queen »
[2] Confucius
[3] Alexandre Dumas fils, Extrait de Le Demi-Monde

lundi 7 juillet 2008

Ver - tige (au cœur de l’action)


Basse-Ham, samedi 28 juin 2008, approximativement 19h20. Comme plus de 300 pilotes, j’ai décollé pour participer à ce rassemblement et battre un record du monde. Je suis un fidèle de l’événement depuis sa première édition.
Je vole en palier, à approximativement 150m d’altitude. Pas de plan de vol, je me suis lentement éloigné de la zone de décollage. Un vent moyen ne me permet pas d’avancer vite sous ma voile Platinium XL d’Adventure. Mon fidèle F3, qui fête ses 9 ans, ronronne. Je vole paisiblement, content de ma journée.

Soudain, bruit de moteur inquiétant. Je lève la tête et mes yeux découvrent l’impensable. Venant du haut, sur ma gauche, je vois avec effroi un chariot de paramoteur heurter ma voile de plein fouet. Je n’ai eu le temps de rien faire, j’ai seulement aperçu le visage tourmenté de l’autre pilote alors qu’il frappait le bord d’attaque de mon aile. Bruit de déchirement. Le profil de ma voile se casse, littéralement labouré par son moteur qui s’y est accroché. Le stress est à son comble. La situation est grave, je le mesure à la perte de contrôle et la chute qui l’accompagne. Je reste attaché à l’autre aéronef d’infortune, je le sais, je l’entends. Je vois le ciel, le sol, ça tourne. Je DOIS me sauver.

Parachute de secours…oui… je dois m’en servir, pas de place au doute, pas de temps, plus d’hésitation.
Concentrant mon regard sur mon ventre, j’agrippe la poignée rouge.
Fermement décroché de sa base par un geste maintes fois simulé, le pod enfermant la toile blanche du secours est à l’extrémité de mon bras. Tout mon espoir réside dans ce lancé au milieu d’un espace de ciel bleu. Le temps semble s’arrêter.
Je contemple la fine toile se dérouler. Pour moi, Sup Air n’a jamais aussi bien porté son nom de marque. Et je l’ai soigneusement repliée au printemps … tout se déroule comme à l’entraînement !
Bruit de velcro, une sangle claque contre l’arrière de mon casque et…CHOC.
Cà a marché ! Le champignon blanc me retient. Bon, ça, c’est fait.
Je tombe seul. L’autre n’est plus à mes côtés ? Attraper ce qui reste de ma voile…non, je ne la vois pas. Vite éteindre le moteur et sortir de la sellette.
Mais où est le sol ? …houaw…ça va vite, une dizaine de mètres encore, ce sera dans un talus herbeux. Je n’arrive pas à sortir mes jambes de la sellette. Je ne veux pas m’écraser, je dois encore….
Le bas de ma cage a rebondi et je percute le sol sur le siège. Je m’étale, ne maîtrisant plus rien. Un choc, comme électrique, vient de me parcourir le corps. Une rafale de vent gonfle encore un bout de voile qui tire mais ne me traîne pas.Je suis conscient. Je suis VIVANT. Je bouge mes bras, mes pieds…tout semble fonctionner. Soulagement. Je retire mon casque. Mais une douleur me lance dans le bas du dos, me clouant au sol, incapable de bouger. L’autre pilote arrive, il me confirme qu’il n’est pas blessé et s’inquiète de mon état.
Ne plus bouger, attendre les secours.

mercredi 14 mai 2008

Vert IT (vérité)


Chaque année lors de son Symposium IT expo, Gartner[1] livre ses analyses des tendances IT pour les trois à cinq années à venir. Cette année (Barcelone 12-15 mai 2008), six grands thèmes se retrouvent à l’agenda : la redéfinition des organisations IT, l’industrialisation, la connectivité, la socialisation, la globalisation et l’innovation.
Les tendances émergentes sont passées en revue tout en gardant à l’esprit que « la prévision est très difficile, notamment en ce qui concerne l'avenir »[2]. Mais certains indicateurs permettent aux experts analystes de pointer les grandes orientations. Afin de mesurer les différentes vagues, Gartner analyse le tableau sous toutes les coutures depuis trois angles : l’entreprise (tendances à long terme), la technologie (moyen terme) mais également la société (parfois très réactive). Car personne ne s’y trompe, les gens achètent aussi les produits pour des raisons sociales.
Ainsi voit-on maintenant concrètement l’émergence du ‘Green IT’. A l’heure où les industries sont responsabilisées socialement quant à l’impact sur l’environnement de leurs activités, on considère que 2% des émissions de carbone sont issus de la consommation électrique des datacenters et PCs d’entreprise. Pas de quoi faire une révolution mais bien assez pour assurer une évolution du marché. Et il en sera ainsi puisque les CEO invitent leur CIO à mettre une touche de vert dans leurs parcs informatiques. Tout le monde s’y retrouve : les entreprises redorent leur blason en diminuant des indicateurs lourds à porter, les CIO profitent de l’occasion pour renouveler du matériel vieillissant, et bien entendu les constructeurs s’emparent du filon, déclinant par exemple les processeurs à moindre consommation.
Malheureusement, comme le fait remarquer Nick Jones, analyste chez Gartner, il ne s’agit pas tant d’être vert que de montrer que l’on consomme vert ! Et il en veut pour preuve le nouveau sac à commission de la ménagère qui arbore un message du type « ce n’est plus un sachet plastique » ou encore « je pense à la nature ».
Puisqu’il faut faire dans le visible tout en surfant sur le phénomène de société, les sociétés de service trouvent soudain un regain d’intérêt pour des applications telles que la téléconférence en entreprise. Les inhibiteurs disparaissent de la pensée collective si l’on conçoit que le déplacement (voiture, avion,…) sera néfaste pour l’empreinte carbone de l’entreprise. Et la technologie mature aidant la qualité, que reste-t-il aux détracteurs ? En tout cas, cette remise en selle conforte la vision des analystes de Gartner qui rappellent leur célèbre ‘hype cycle’?


La vidéoconférence professionnelle est bien sur la pente montante de l’illumination (enlightenment).

A écouter les analystes de Gartner, on peut se réjouir que le monde IT prend une véritable orientation vers les technologies dites ‘vertes’. D’ici 3 ans, le ‘Green IT’ sera incontournable.

On restera néanmoins plus timoré au regard des mauvaises habitudes que l’on constate sur le terrain. Par insouciance, par négligence ou encore par désintérêt, les utilisateurs laissent leur PC de bureau très souvent allumé 24h sur 24. Et la question qui me vient : faut-il atteindre l’image même de l’utilisateur pour influencer son comportement individuel dans un contexte de responsabilité collective ?




[1] Gartner, INC. Société leader en recherche et conseil pour les technologies de l’information. http://www.gartner.com/


[2] Niels Bohr, physicien danois (1885-1962)

samedi 19 avril 2008

Audience captive


Prendre la parole en public n’est pas simple. Mais comment assurer la mise en valeur du message de fond que l’on souhaite communiquer ? Comment captiver l’audience ? Quel est le secret de ces personnes si charismatiques que chacun admire le temps d’un ‘one man show’ ?
Si l’on repense à une personne qui a marqué l’esprit lors d’une présentation exceptionnelle… immanquablement, on constate une prise d’espace extraordinaire. Cette prise d’espace s’articule sur trois dimensions cimentées par un étayage.


  • La dimension Vocale est essentielle. Une personne qui n’est pas entendue n’est pas écoutée. Les techniques de théâtre apprennent très tôt à prendre d’amples respirations, à travailler la cage thoracique et à diriger ses paroles vers le public. Le timbre quant à lui, véritable couleur du "son vocal", a une importance non négligeable. Je ne me souviens pas personnellement d’avoir apprécié une présentation faite par une personne enrouée, même accompagnée de slides[1] de très bonne qualité.

  • L’argumentaire est ce qui doit vous préoccuper le plus : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement [2]». J’aime à dire que si un message est ‘powerpoint deep’[3], il ne sera bon qu’à vendre du slideware[4]. Le présentateur est vite catalogué (quelques minutes) si son fil conducteur n’a pas rallié l’attention. Comme dans la vente, il faut veiller à couvrir les réponses aux objections, à tenir un discours irréfutable, à ne jamais reprendre des arguments ou des mots gênants. Les animations et les effets humoristiques sont à saupoudrer avec prudence et modération. Je conseillerais au débutant de préférer le marquage sur autre support (par exemple le flip-chart) qui a la faculté de s’incruster dans la mémoire des personnes attentives. Finalement, l’argumentaire nécessite une conclusion solide et mémorisable (succincte, compréhensible et sans nouveau développement).

  • La prise d’espace physique : que ce soir dans le regard, la gestuelle ou la respiration, la présence de l’orateur doit être incontestable. Elle nécessite parfois une préparation mentale. Sans verser dans une typologie abusive, il est parfois utile de s’imaginer boxeur face à son adversaire, le chevalier face au dragon. La peur des premières minutes passera mais il faut s’y préparer en travaillant son introduction. La prise d’espace adaptée (peut-on parler de normalité ?) l’emporte sur un comportement abusif (attention de ne pas regarder les gens de haut) ou, au contraire, rétracté (rien de pire que les mains dans les poches ou encore que des bras croisé).

Mais ces quelques ingrédients ne sont pas les conditions nécessaires et suffisantes pour disposer de la recette et du savoir faire. Il n’existe malheureusement (heureusement) pas un moule tout fait, prêt à dupliquer un modèle d’exception.
La présentation est un art tout en couleur. Et seuls le travail et l’expérience forgent l’artisan.
En parlant d’artisanat, il est bon de se rappeler que les anciens égyptiens écrivaient le mot « artisan » en hiéroglyphe : « celui qui fait vivre ».
Le ciment de cette vie n’est autre que la respiration. Car faire une présentation n’est pas une course et les silences ont parfois autant d’importance que les moments de parole !


[1] Diapositives
[2] Boileau
[3] Powerpoint deep = a la profondeur d’un powerpoint
[4] Par analogie au hardware ou au software ou même à Tupperware !

samedi 23 février 2008

Printemps des Sciences

Du 10 au 15 mars, la Catégorie Technique de la Haute Ecole Robert Schuman (anciennement ISI Arlon), participera pour la huitième fois à l’édition du Printemps des Sciences en Province de Luxembourg.

L'évènement, parrainé par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et par la Communauté française, a pour but de faire découvrir aux jeunes l’aspect scientifique des divers phénomènes abordés, d’éveiller leur curiosité et de ce fait, de susciter leur intérêt pour les sciences et les techniques.

Deux conférences sont à l'agenda:

  • Lundi 10 mars 2008 à 20h: Motorisation d'aujourd'hui et du futur chez BMW . Technologies permettant la diminution de la consommation d'énergie d'une automobile. Motorisation hybride (combustion fossile associée à l'énergie électrique). Motorisation à l'hydrogène. Conférencier BMW Group Belgium
  • Mercredi 12 mars 2008 à 20h: Choix énergétiques et développement durable. Conférence présentée par Mr Philippe ANDRE Chef de travaux, département des Sciences
    et Gestion de l'environnement de l'ULG.

dimanche 17 février 2008

Lois sociologiques

Chacun sait que « quand la tartine tombe, elle tombe du côté confiture ». Cette loi de la tartine beurrée (c’est son nom) fait partie de ces principes empiriques dont chacun a pu juger la regrettable véracité. Quiconque peut en témoigner car l’existence lui a donné une connaissance qui est le résultat de la douloureuse expérience…
L’évidence de ces lois, dont les plus connues sont la loi de Parkinson[1], celle de Murphy[2] ou encore le Principe de Peter[3], ne nécessite donc en général aucune démonstration (restons humble, de toute façon, pas un homme n’est à même de la faire).

D’autres lois sociologiques ou certaines dérivées, d’une application aussi universelle, sont moins connues. Pris entre vie personnelle et obligations professionnelles, on a tendance à en négliger certaines allant ainsi à l’encontre de principes de précaution élémentaires.
Voici quelques lois qui m’ont semblées intéressantes et en lien avec de nombreux principes d’organisation.

Loi de la Tartine beurrée - Corollaire de Jennings : La probabilité qu’une tartine beurrée soit lâchée au-dessus d’un tapis est directement proportionnelle à la valeur de ce dernier.

7ème corollaire de Murphy : Toute solution comporte de nouveaux problèmes

Le Principe de Peter – Corollaire : Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité

Axiome de Cahn : Quand rien ne va plus, lisez le mode d’emploi

Loi de Gresham : Les choses insignifiantes sont réalisées de suite ; les choses importantes ne le sont jamais

Vingt-septième Loi de Dilbert : La dernière personne à démissionner ou à se faire virer sera tenue pour responsable de tout ce qui ira mal par la suite.

Règle de Falkland : Quand il n’est pas nécessaire de prendre une décision, il est nécessaire de ne pas prendre de décision.

Loi de Malek : Toute idée simple sera formulée de la manière la plus compliquée

Loi de Segal : avec une montre, on sait quelle heure il est. Avec deux montres, on n’est jamais sûr.

Loi de Weiler : rien ne semble impossible à celui qui n’a pas à le faire lui-même

1ere loi de rhétorique : Ne discutez jamais avec un imbécile – les gens pourraient ne pas voir la différence

Loi de la propriété :
1) Si vous conservez une chose assez longtemps, vous pouvez la jeter
2) Si vous jetez une chose, vous en aurez besoin dès qu’elle n’est plus disponible


[1] La loi de Parkinson : « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ».
[2] Loi de Murphy : « S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon.
[3] Le Principe de Peter : « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »